> Informer
Un site Internet est un excellent moyen de communication. Il autorise un rapport coût/contacts/qualité très performant. Par sa souplesse, son ergonomie, les possibilités qu’il offre en matière de hiérarchisation du message et de l’information (généralement sur 4 niveaux : rubriques, titres, chapôs, développement), un site web permet des actions de communication que la communication classique, moins réactive, ne permet pas : information à la carte (base de données), accès réservés, communication de crise, communication produit mise à jour régulièrement en fonction des besoins et des orientations, etc. A minima, c’est un moyen simple de donner un contenu riche sur l’entreprise : son activité, son offre, ses moyens, son savoir-faire, ses valeurs et sa stratégie.
Une communication Internet stratégiquement tournée vers l’extérieur implique de faire connaître son site. Cette phase de communication peut consister dans des opérations simples qui n’exigent pas de moyens financiers pléthoriques : placer l’adresse du site sur tous les outils de communication classique (carte de visite, papier à en-tête, plaquettes), sur les emballages, sur la flotte des véhicules, etc.
La publicité off ou on-line, un programme d’affiliation peuvent aussi s’envisager, notamment pour des sites engagés dans la voie du e-business et/ou qui proposent un développement ou un accès en ligne à leur gamme de services (l’édition d’un " leaflet " qui présente le site est alors recommandé —salons et manifestations diverses, clients et fournisseurs, etc.).

> Séduire et rassurer
En matière de communication, le moindre signe fait sens : un logo, une plaquette, un stand dans un salon, des locaux, les catalogues, l’accueil téléphonique de l’entreprise, etc., et bien sûr, désormais, un site Internet. Tout est ainsi susceptible d’être interprété, consciemment ou non, par des clients, des fournisseurs ou des concurrents. Un site de mauvaise qualité est à la communication ce qu’un " bug " est à l’informatique : une erreur aux conséquences parfois sérieuses.

Un site est un outil d’image qui n’est jamais neutre. Même un "site plaquette" doit être conçu à partir des réponses apportées à certaines questions :
Qu’est-ce que l’entreprise souhaite obtenir des internautes visiteurs ?
Qu’est-ce qu’elle souhaite leur délivrer comme message ?
Quelle image veut-elle donner d’elle ?
Quelles sont les cibles (clients, fournisseurs, candidats potentiels, etc.) ?
Que faut-il leur dire et comment ?

Aussi simple soit-il, un site doit être irréprochable sur tous les plans : graphisme, contenu, ergonomie et navigation. Il est préférable de l’enrichir et de le développer par étape qualitative, que de voir trop grand et de risquer ainsi de dégrader le projet. Pour un site Internet, il faut avoir la même exigence de qualité que pour la production ou l’efficacité de la force de vente.

En conclusion, un site Internet, même modeste, doit respecter certaines règles de communication :
. informer clairement
. séduire avec un graphisme et une ergonomie de qualité
. rassurer en faisant correspondre l’image de l’entreprise avec son image sur Internet.



> Constituer une équipe-projet pluridisciplinaire
Outre le recours à des compétences classiques (pilotage de projet, identification des besoins de l’entreprise, choix et gestions des prestataires, gestion des applications, etc.), la conduite d’un projet Internet exige de mettre en place une équipe pluridisciplinaire. En raison des qualités requises au cours du développement, le pilotage du projet est fréquemment confié aux responsables des départements suivants : la communication, l’informatique et le marketing (et/ou le commercial).

> Définition du concept et des objectifs
La définition des objectifs marketing et le concept du web demandent une réflexion marketing à part entière conduite dans un contexte de bonne connaissance d’Internet, de ses possibilités techniques, du comportement des utilisateurs, etc.
Les principales questions auxquelles des réponses doivent être apportées sont :
. Quelle est (sont) la (les) cible(s) ?
. Quel(s) contenu(s) ?
. Comment différencier le site par rapport à ceux de la concurrence ?
. Comment intégrer clients, fournisseurs, utilisateurs dans la réflexion globale ?
. Quelle interactivité ?
. Quels outils de mesure des résultats ?

- Elaboration des contenus
Cette opération est aussi essentielle que la conception du cahier des charges. Elle consiste à créer une architecture de l’information qui sera présente sur le site. Cette étape passe obligatoirement par la mise en place d’une arborescence, à la fois pour fixer la scénarisation des fonctions mais aussi pour hiérarchiser le contenu. Cette étape peut être réalisée en collaboration avec le prestataire choisi. Le principe d’organisation le plus souvent retenu fonctionne sur un système à quatre niveaux : une rubrique, des titres, des chapôs, des développements.

> Le cahier des charges (à finaliser avec le prestataire choisi)
Document et outil de référence pour le bon déroulement des opérations du développement, le cahier des charges doit lister l’ensemble des éléments à concevoir et être le plus précis possible.

> Choisir un prestataire, un hébergeur et/ou un FAI
Vérifier que le devis fait bien apparaître les postes suivant :
— Conception (le cahier des charges, fonctionnel ou non)
— Création (charte graphique et maquettes)
— Montage (construction des pages et insertion du contenu)
— Technique (développements spécifiques)
— Application(s) (solutions logiciels)
— Hébergement (coloc, hosting, housing)
— Référencement (inscription sur les moteurs et annuaires)
— Plan média (communication off et on-line
— Webmastering/formation



> Suivi du chantier
La mise à disposition du prestataire de tous les éléments dont il peut avoir besoin pour s’imprégner de l’esprit et des valeurs de l’entreprise ainsi que la disponibilité des chargés du projet sont nécessaires au démarrage du développement. Cependant, parce que des erreurs d’interprétation du cahier des charges peuvent survenir à tout moment, il est indispensable que des réunions de travail régulières portant sur tous les aspects du site (graphique, technique, niveaux d’organisation du contenu, etc.) soient prévues avec le prestataire retenu pour la création.

> “Debuggage”
C’est la phase qui précède la mise en ligne du site. Il incombe au prestataire de s’assurer que le site fonctionne correctement, (liens actifs, photos chargées, pas de d’erreurs 404), mais il revient à l’entreprise de vérifier le contenu (emplacement des textes, orthographe, cohérence de la charte graphique, validité des liens vers une base, etc.).

> L’exploitation du site
Après la mise en ligne du site, il convient de déterminer les tâches de maintenance qui seront internalisées, et celles qui seront externalisées. La fréquence des mises à jour mais aussi la veille de l’évolution de la concurrence sur le web peuvent justifier le recrutement d’un webmaster ou la mise en place d’un service Internet spécifique. En l’absence d’une personne qualifiée pour assurer la gestion du site, il est recommandé de négocier un contrat de maintenance avec ses prestataires pour conserver un soutien technique.



La typologie du marché de l’offre Internet s’organise autour de 5 profils de prestataires : grande agence de pub, agence de communication (conseil, design, contenu, etc), SSII, FAI et hebergeurs, indépendants. Chacun de ces acteurs à ses particularités, mais tous proposent la conception et la réalisation de sites Internet.

> Agences de pub
Il s’agit des mastodontes de la publicité. Havas, BDDP/Tequila, ImageForce, BBDO, Publicis, Safari, font parties des plus connues. Ce type d’agence s’adresse presque exclusivement aux grands comptes dont elles possèdent les budgets publicitaires.

> Web agency
Anglicisme utilisé pour qualifier les agences de communication qui se sont spécialisées dans l’Internet. A leurs compétences traditionnelles (audit, conseil, communication) les plus importantes ont intégré les compétences de SSII qui leurs confèrent la capacité à la fois de proposer des solutions techniques mais aussi d’en assurer la réalisation.

> Les indépendants
Véritables hommes et femmes à tout faire, les indépendants les plus ingénieux sont parvenus à pénétrer le marché des PME-PMI avec des sites de première génération. Aujourd’hui, la spécialisation des métiers de l’Internet a considérablement fait mûrir les réflexions sur l’outil et, bien que restées attractives au niveau des prix, leurs offres insuffisante sur le plan de la qualité.

> Fournisseurs d’accès et hébergeurs
Les FAI (fournisseurs d’accès Internet), appelés aussi provider ou encore ISP (Internet Services Providers), sont des entreprises qui vendent l’accès à Internet sous la forme d’abonnement. La très grande majorité des FAI offrent des prestations d’hébergement. L’hébergeur est celui qui accueille " physiquement " le site, soit de manière mutualisée (plusieurs sites sur une même machine, on parle de coloc), soit sur des machines dédiées, propriétés de l’entreprise éditrice du site ou de l’hébergeur lui-même (hosting ou housing).

> SSII
Les Sociétés de Services et d’Ingénierie Informatique, appelées aussi SSCI (Société de Services et de Conseil en Informatique) sont des prestataires de service informatique qui interviennent depuis l’analyse des besoins de l’entreprise jusqu’à la formalisation et/ou la réalisation d’une solution (solution logiciel, solution développement, solution réseaux, etc.). Certaines proposent la création de sites qui sont généralement réalisés par une web agency partenaire